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Vos contes et legendes
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MJ Willard
Empereur/Impératrice du forum


Inscrit le: 18 Juin 2006
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MessagePosté le: Dim Nov 04, 2007 1:23 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Poste les dans les topics appropriés et exp te sera conféré.
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Azuriaal
Prince/Princesse du forum


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Localisation: Si vous voyez s'élever des flammes je ne suis surement pas loin..

MessagePosté le: Dim Nov 04, 2007 1:31 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Willy regarde à la première page de conte et légende... http://www.tempetes-jdr.info/pbem/vos-contes-et-legendes-vt78.html

et là...http://www.tempetes-jdr.info/pbem/des-precisions-sur-certaines-villes-vt95.html (ville)

ou encore là... http://www.tempetes-jdr.info/pbem/propositions-de-guildes-vt58-30.html

proposition de la guilde des veuves noires pour booster les persos féminim et encourager leurs création...

N'est ce pas à sa place???
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"Touche à la bouteille de Cry ET JE TE GRILLE!!!"

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MJ Willard
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Messages: 1596

MessagePosté le: Dim Nov 04, 2007 1:40 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Nan les guildes on en accepte plus depuis un moment, mais les villes je vais examiner ça Smile
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MJ Willard
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Messages: 1596

MessagePosté le: Mer Déc 26, 2007 5:32 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Je UP ce topic pour vous rappeler qu'on peut faire des contes et légendes !

Et je vous rappelle aussi que vous gagenz de 50 à 300xp/niv pour un conte !

Et je rappelle également qu'un conte et légende, c'est pas forcément comme ceux que vous voyez dans les concours avec 6 pages sur Notepad.... Un conte et légende de 30-50 lignes suffit pour garder le mystère et favoriser les scénarios à son sujet Wink on a meme des contes et légendes d'un quinzaine de ligne pour vous dire... mais bon, faut que ce soit très bien foutu avec un texte de cette taille pour gagner un peu d'exp...

Allez à vos claviers messieurs Wink
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MJ Willard
Empereur/Impératrice du forum


Inscrit le: 18 Juin 2006
Messages: 1596

MessagePosté le: Ven Déc 28, 2007 11:14 am    Sujet du message: Répondre en citant

Bon, vu que personne fait de contes, on a décidé d'augmenter la prime en exp pour chaque conte retenu dans le background (attention, on n'augmentera pas plus !)

La nouvelle prime est donc de 200 à 500xp par niveau ! Ca veut dire qu'en 3-4 contes et légendes, on prend un niveau ! Sachez qu'en plus, vous pouvez faire des villes ou des monstres pour gagner encore plus d'exp ! Pour plus de renseignements, me MP.
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Hern le tercien
Prince/Princesse du forum


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Localisation: L'océan est vaste, tu ne me trouveras pas!

MessagePosté le: Lun Déc 31, 2007 1:25 pm    Sujet du message: *** CF PALADIN DE LA BALANCE *** Répondre en citant

PAYE

Jeux d’enfants en Terce

La rudesse du climat, des conditions de vie, pousse les membres de la communauté tercienne à être durs. La vie ne fait pas de cadeau, il convient donc à tous de s’adapter dès le plus jeune âge.

L’une de nos coutumes qui illustre parfaitement ce fait est de mettre à l’épreuve les nouveaux nés anormaux.
Ne jugez point trop hâtivement les us de mon peuple. Que ferions nous d’handicapés, de membres dépendants des autres, qui ne peuvent subvenir à leurs besoins par eux-mêmes, qui ne peuvent aider la communauté en rien et qui profitent de ses ressources ?
Moi-même, je n’ose juger cette coutume barbare qui est celle de mon peuple. Je la déteste tout simplement, mais n’est-elle pas nécessaire ? N’est-il pas dans l’ordre des choses de laisser le choix à la nature quant à la vie qu’elle a créée ?

Nu, l’enfant mal formé est abandonné à sa venue au monde. Le chef de la communauté assiste à l’accouchement et décide avec deux ancêtres rebouteux du destin de l’enfant. Sur la colline aux mille blizzards, il est confié à la nature et doit survivre un jour et une nuit.
Rares sont les petits mal nés qui survivent à cette coutume, entre les prédateurs, l’absence de nourriture, le froid et les vers de chaleurs…
S’il survit malgré son handicap, c’est que sa volonté, sa chance et la nature, sa venue à la vie doit être célébrée par tous, car il sera un grand tercien.

Ainsi, les jeunes sont élevés durement pour affronter le milieu hostile qui entoure mon peuple. Et c’est dans ce contexte que les adultes les laissent parfois jouer, même si leur santé est mise en péril, lors de ces parties.
L’un des jeux les plus dangereux auquel je brillais autrefois, est celui des vers de chaleur. Comme chacun sait, les vers de chaleurs sont des lombrics dont le volume est fonction de l’âge et ne dépasse que rarement la taille d’un avant bras d’homme adulte. Ils sont carnivores, évoluent dans la glace et sont attirés, comme leur nom l’indique, par la chaleur. Ils sont d’une voracité incroyable pour leur taille et sont souvent en bans. Leur dangerosité varie selon leur nombre. Ils creusent la glace sous leur proie et bien souvent celle-ci, succombe sous son propre poids. La couche de glace se troue et fait tomber sa victime dans la cavité affaissée. Ils la dévorent ensuite avec avidité…

À propos, ces vers posèrent quelques difficultés à ériger notre cité souterraine de Terce, mais ce n’est pas le propos, ici. Revenons à notre jeu d’enfants inconscients du danger.
Les variantes et les règles étaient nombreuses, mais l’une de celle où j’avais une habileté particulière était « la capture ».
Il s’agissait de trouver un ban de vers et d’arriver à s’équilibrer dans une zone restreinte, délimitée par un trait, en attirant les vers, vers la surface pour se saisir à mains nues, du premier qui montre sa tête.

Inutile de dire que bon nombre d’enfants terciens ont perdu un doigt ou un orteil dans ce jeu stupide…
Heureux, j’étais pourtant fier détenteur du record minimum de temps à la capture et de la capture sur le ban le plus gros…
Une légende circulait parmi les jeunes de ma génération au sujet du géant vers des glaces, mais peut être n’était-ce là qu’un mythe, une invention de l’un de nous, car les détenteurs du savoir nous disaient ne rien connaître de semblable…

D’autres jeux violents forgent notre caractère : comme la lutte ou le malmenage des phoques et des morses, l’escalade de crêtes instables et enneigées, de falaises, la visite de grottes et de gouffres, s’immerger parmi les orques, servir d’appât pour harponner l’un d’eux…
Malgré ma témérité, je n’ai jamais tenté de me baigner parmi les épaulards, ayant vu dans ma petite enfance un cousin germain se faire couper en deux… Ce jeu nous a été interdit formellement par le chef Yelma, ma mère…

Les petits terciens aiment à se faire peur, relever des défis et braver des dangers stupides…
Ils finissent par grandir mais ne cessent jamais d’être courageux, obstinés et téméraires, prêt à se mettre en péril pour sauver un ami. C’est l’acte choisi qui détermine la valeur d’un tercien et non pas ses belles paroles…
En tous cas en grandissant, les enfants de Terce finissent par apprendre une chose essentielle : leur vie n’est pas un jeu, mais c’est en choisissant d’agir qu’elle leur appartient…

Coutumes de mon peuple, 2
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Hern le tercien
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MessagePosté le: Lun Déc 31, 2007 1:26 pm    Sujet du message: Répondre en citant

PAYE

L’art du conte en Terce

Je me rappelle d’un temps où les sons emplissaient mon cœur, d’un temps autre que celui du chasseur, du pêcheur, du cuisinier. Un autre temps que celui du repas, du tannage et de la fabrication d’objets, d’outils du quotidien.

C’est le temps du conte, celui de la narration, du silence de tous, de l’émerveillement de chacun à l’écoute d’un seul. Qu’il soit chanteur ou bien conteur, poète ou bien barde, bout en train ou dépeceur…
Et pourquoi suis-je nostalgique de ce temps, pourriez-vous me dire ? Pourquoi suis-je si attaché à cette pratique ancestrale au coin du feu, dans le tréfonds de ma cité ?
C’est qu’elle instille chez moi la tranquillité, la cohésion, la sécurité et qu’elle est exacerbée par ma contrée. En effet, la nuit est bien longue et les tempêtes si violentes au dehors, que la communauté est obligée de rester de longues heures enfermée. D’où l’importance de cette activité dans la vie tercienne.

Nous nous installons dans une salle immense afin que le plus grand nombre puisse participer. Cette salle pourrait être considérée comme la place d’un de vos villages traditionnels. Elle s’étend sous la banquise entre d’épais piliers de roche et de glace mêlés et elle est ponctuée par de petits foyers allumés sur des peaux imperméables à l’humidité.
Tous sont assis sur des peaux, du phoque ou du manchot, les animaux les plus faciles à chasser. Tous, les amoureux, les ancêtres et les enfants, les femmes autant que les hommes…

Certains continuent quelque travail en train, non bruyant à la lumière des feux : couture, peinture, découpe de peau … ou jeux de stratégie avec cailloux osselets et coquillages…

Les narrateurs se succèdent avec quelques pauses, entourés de leur publique. Les plus jeunes jouent et vivent leurs histoires comme des acteurs théâtraux débordants d’une vitalité parfois exubérante, tandis que les plus vieux, par leurs récits captivent tout leur auditoire et cela simplement par leur élocution et leur diction sans faille…
Ces rencontres avec l’imaginaire des jeunes et la mémoire des ancêtre favorise la cohésion du groupe, rapproche les terciens comme dans l’effort et la tâche et réchauffe les corps et les cœurs de tous les membres de la communauté.

C’est ainsi qu’en revenant de mon rite initiatique pour quitter l’enfance, j’ai retracé sous forme de balade rythmée ma chasse à l’ours qui me value une ovation (voire la chasse).

Je regrette parfois le temps où je fus membre de cette société, mais il s’agit plus de nostalgie que de regret. J’ai toujours eus plus besoin de liberté que mes semblables, et quoi de plus propice que les voyages et l’aventure pour narrer des exploits…
Je sais qu’un jour, las ou trop vieux pour l’aventure, je retournerais chez moi raconter mes mémoires, y finir mon existence et y être enterré parmi les miens….


Coutumes de mon peuple 1
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Gariollo
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MessagePosté le: Jeu Nov 13, 2008 8:57 pm    Sujet du message: Répondre en citant

C’était une nuit, paraît-il, loin de toute civilisation, dans la jungle épaisse d'une île d'Orlattis. Un homme de taille moyenne, suant la mort par tous les pores de sa peau crasseuse, errait à moitié dévoré par l’angoisse. Sans arme, sans parole, un homme comme jamais gobelin n’avait vu. Perdu, sans attache aucune, il fallait bien qu’il croise sur sa route la bonhommie verdâtre de ce peuple. Il fallait bien qu’il soit sauvé et aimé pour ce qu’il était. Mais cette histoire, me direz-vous, ne possède en elle rien de bien spectaculaire… Attendez seulement d’ouïr la suite, car plus tard j’appris de la bouche d’un second que cet homme… Cet homme…

Chacun sait qu’en chaque marin sommeille un pirate, que chaque menton digne de ce nom rêve un jour de se voir fourré dans une barbe rousse, que chaque épaule fatiguée par l’alcool rêve de voir se poser sur elle, toutes les couleurs de l’arc-en-ciel à travers le plus beau des perroquets… Chacun le sait, mais tout le monde fait mine de l’ignorer ! Et combien de marins aigris voit-on dans les ports ? Combien de femmes sont tristes de voir revenir leur mari presque aussi pauvre qu’elles l’avaient vu partir ? Presque tous, presque toutes ! Et pourtant ce marin là, cet homme, ce navigateur ne faisait pas partie de ces gens ternis par la vie. Il n’avait pas de nom, un orphelin, ni de femme, à part peut être une catin qui ne devait verser qu’une goutte de rhum les jours de grands départ. Mardioc – ce second qui m’a conté l’histoire – l’appelait « La Fripouille ». Il le connaissait bien, un aventurier instable, un acharné, un malin avec de l’ambition, mais pas assez d’or pour avoir son propre bâtiment. Pour tout dire un filou ne devient pas capitaine en une nuit de mer…
Ainsi La Fripouille fut embauchée par Mardioc pour naviguer plein Ouest, chercher des épices rares, faire quelques commerces dans tous les ports de la côte. Le voyage se déroula comme prévu, tout alla si bien que plus personne ne se méfia de personne. L’or et les épices s’amassaient dans les cales.
Le retour était proche, après trois mois de tangage, et pour reprendre un peu d’ardeur, le capitaine offrit à l’équipage une semaine de répit dans une crique. Pour la plupart cela devint une semaine de beuverie. Et personne, selon Mardioc, ne se rendit compte qu’en cinq nuits, le bateau s’était soulagé des trois quarts de sa cargaison d’or. Sauf le cinquième matin, quand une barque vint claquer sur la coque du navire, et qu’un homme remonta à l’aide d’une échelle de corde. La Fripouille avait bel et bien joué un tour à sa manière. Il ne fallut pas longtemps pour le démasquer. Le second raconte que le coquin, fort agile, sut échapper aux ivrognes, et regagner la terre ferme. Une chasse à La Fripouille fut organisée, mais en pénétrant dans la touffe humide de la jungle, nombreux furent ceux qui se firent une raison : le gredin était bien fou de s’aventurer ainsi dans pareilles marécages !
Pourtant quelques un, dont Mardioc, continuèrent, et ils marchèrent une journée entière dans les fougères. Ce qu’ils trouvèrent, au lieu d’un sinistre voleur, fut ce qu’ils attendaient le moins : des gobelins fangeux… Personne ne savait alors que cette espèce, bien qu’aussi niaise que les semi-simiens, était inoffensive. La Fripouille fut laissée pour morte, et la crique désertée, enterre probablement encore l’or du capitaine. Un homme voulut devenir un pirate, il devint tout autre chose…

Il est facile d’imaginer ce qu’il advint du mutin, se sentant épié, pourchassé, il s’enfonça chaque jour un peu plus dans les marais de cette jungle. Tant et si bien qu’acculé, affamé… Il dut chercher de quoi se nourrir. Ce qu’il trouva parmi l’hostilité de chaque être, qu’il soit végétal ou animal, ce fut de petits œufs, appétissants. Des œufs de gariolles, nombreuses dans ces zones boueuses, qui eurent tôt fait de s’emparer de la raison de cet homme. Ce malheureux perdit chaque sens, tout comme l’usage du langage. Il serait mort, à n’en point douter, s’il n’avait été recueilli dans ce village de fange, dans ces cahuttes gobelines. Une femme, s’il est possible de la nommer ainsi, s’occupa de La Fripouille avec l’attention d’une amante. Il naquit un enfant de cette union, un enfant curieux, amoureux de la mer plus que de la boue. Un enfant différent, qui dès qu’il entendit parler d’un navire, dès qu’il entendit parler d’un autre monde, se fabriqua lui-même une embarcation et s’en fut. Il quitta sa famille sans regrets, et le jour de son départ son père lui mit dans sa poche un petit galet blanc, pas beaucoup plus gros qu’un pouce, à la forme d’un œuf de gariolle. L’enfant partit, pour vivre, et il vécut.
Mais ce qu’il vécut est une toute autre histoire…
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