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Disparitions à la mine- Journal de Vanarhost

 
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Vanarhost
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MessagePosté le: Mar Juin 27, 2006 2:30 pm    Sujet du message: Disparitions à la mine- Journal de Vanarhost Répondre en citant

La charmante ville d’Eibina et ses petites contrariétés

A une époque reculée, la petite ville d’Eibina a du être un lieu accueillant où il fait bon vivre. En effet, les façades des habitations révèlent un certain goût dans le domaine architectural et les commerces fleurissent à tous les coins de rue. Pourtant ce n’est pas le cas aujourd’hui : les portes sont solidement fermées et les fenêtres hermétiquement condamnées. D’après ce mince filet de fumée, seule l’auberge parait être encore en activité. D’ailleurs, l’aubergiste est le seul à daigner m’ouvrir sa porte (moyennant finances évidemment comme tout bon commerçant).

Mais le « conclave » qui se tient dans l’auberge m’en apprendra un peu plus sur les malheurs d’Eibina. Visiblement, les plus solides mineurs de la ville disparaissent sur leur lieu de travail et cela nuit considérablement à l’activité économique de la ville pour qui l’extraction minière représente l’essentiel des transactions avec l’extérieur.

Ce n’est qu’après avoir rencontré Sinacq le Brun que je me suis définitivement penché sur cette affaire. Il me fallait absolument résoudre cette énigme si je voulais lancer pour de bon ma prometteuse carrière d’explorateur chevronné…Enfin, c’était surtout dans un premier temps pour obtenir la reconnaissance de l’aubergiste à qui j’avais promis une forte somme d’argent. Mais ça, mieux vaut ne pas le crier sur tous les toits, cela nuirait considérablement à ma réputation de star montante…

Le courant est tout de suite passé avec ce fidèle marin pour qui la mère est une mer (ou l’inverse, je sais plus ???). Il a son franc parler et sa manière de s’exprimer a quelque chose de « rafraîchissant » ( je cite : « la boisson est plus douce à mon gosier lorsque je ne suis pas seul »). Dès lors, nous étions déterminés à tirer cette affaire au clair, notamment en retrouvant la trace de ce cher Boktor, marchand véreux trempant certainement dans l’affaire.

Rencontre de le rafraîchissante Kouettou

Ce n’est que tard dans la nuit que nous fîmes la connaissance de kouettou, jeune et innocente jeune femme accro aux cerises sur qui se posent les écureuils et les papillons… ( Je cite : « Je m'allongea sur une branche d'arbre et sortit de mon baluchon une cerise. Un écureuil vînt sur ma tête et se coucha. Je m'endormi avec lui... ») Face au danger qui rôde dans cette ville, cette petite inconsciente à juger préférable de coucher dehors au pieds d’un arbre. Décidément, sa logique m’échappera toujours. A mois que ce ne soit un habile subterfuge pour saisir les malfaiteurs « la main dans le sac » comme on dit…

L’un dans l’autre, sa stratégie s’avéra plus ou moins payante puisqu’elle fut la première à rencontrer les mystérieuses « lueurs rouges ». Avide de mystère et d’aventures en tout genres, Kouettou ne tarda pas à nous rejoindre Sinacq et moi. C’est ainsi qu’une valeureuse communauté se mit en marche : un mage déterminé mais tellement inexpérimenté qu’il ne sait pas dissoudre un morceau de sucre dans un verre d’eau (ben oui, c’est moi), un pirate ayant le phobie de la terre ferme, et pour finir, une jeune insouciante qui couche dehors avec les écureuils. Ca promet…

Arrestation musclée de Boktor et initiation à la torture…

Après moult pérégrinations, nous avons retrouvé la trace d’un certain Karl, présumé auteur de l’empoisonnement d’un vieux mineur dénommé Sigfried. Je suis intimement persuadé qu’il s’agit d’un nom d’emprunt qu’a choisi Boktor pour s’infiltrer dans cette ville. Ainsi sommes nous donc partis dans la direction que nous avaient indiquée les habitants du village afin de mettre la main sur cette fouine indomptable…

Arrivés aux abords de la dite chaumière, nous avons opté pour une intervention directe : interpellation, action, réaction. Je ne m’étais pas trompé : ce sale rat de Boktor avait bel et bien choisi une nouvelle identité. Notre réaction fut donc musclée et c’est finalement Kouettou qui mit un terme à notre intervention grâce à un superbe coup de bâton derrière la tête de cette musaraigne espiègle.

Satisfais de notre bien belle prise, nous n’avons pu résister Sinacq et moi à faire parler Boktor par des moyens plus ou moins recommandables (je pense que son bas ventre se souviendra de mon 43…). Ne souhaitant pas cracher le morceau, Boktor nous obligea à fouiller la maison de fond en comble ; ce qui s’avéra payant puisque nous rencontrâmes de pauvres jeunes femmes prisonnières à la cave ainsi qu’une lettre éclairant en partie cette affaire… Il nous faut à présent retrouver un certains « foreur », qui je pense doit avoir élu domicile dans les mines…

Retour aux pénates et rencontre du troisième type (mdr)

Secouée par tant de violence, Kouettou n’a pas daigné continuer l’aventure. Peut être la croiserons nous à nouveau sur notre chemin…Qui sait ? Mais c’est à l’auberge que nous fîmes cette fois la rencontre d’un nouveau camarade : Ailin. Ce jeune changelin ne connaît pas l’hypocrisie, au risque parfois de friser une candeur ridicule (Je cite : « Il se leva et haussa légèrement la voix pour ce faire entendre de tous : - Bonjour à tous, quelqu'un pourrait t'il me parler des mineurs disparus s'il vous plait ? »). C’est d’ailleurs ce qui nous a tout de suite plu Sinacq et moi. Enfin un être qui ne connaît pas la sournoiserie de la société. Nous voilà donc à nouveau trois…

L’expédition dans les mines est prévue pour demain…

Descente aux enfers et découverte des hommes en robe

Parés pour une nouvelle expédition, c’est le cœur haut, la truffe au vent et la pupille aiguisée (les trois atouts vitalité essentiels) que nous sommes partis Sinacq, Ailin et moi en direction des mines…

La descente fut interminable et éprouvante, mais il en fallait plus que cela pour décourager notre communauté intrépide. Ce n’est que lorsque nous fûmes capturés et ligotés par des abominations aux poings de lave que nous avons commencé à perdre un peu de notre assurance. Il faut dire aussi qu’il n’y a que peu d’espoir lorsque l’on assiste à la mise à mort d’un innocent depuis une cage suspendue à 20 mètres au dessus d’un bain de lave en fusion. Pire que cela, l’acclamation du titan Briareus par ses abominations de disciples en découragerait plus d’un. Mais c’est sans compter sur notre changelin national, qui, grâce à ses capacités de transmutation, nous a sorti de là sans une égratignure. Nous sommes à présent cloîtrés dans les cuisines de nos ravisseurs, attendant patiemment que l’un d’eux tombe dans notre piège diabolique (ce n'est pas une tapette géante mais une énorme marmite pour les connaisseurs) afin que l’on puisse le faire passer à la casserole (ben oui, logique, on est dans une cuisine...).
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Vanarhost
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MessagePosté le: Lun Juil 24, 2006 1:38 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Une bien belle prise
Le piège de la marmite géante a fonctionné comme prévu: un pauvre disciple s'est fait coincé. Ailin a eu la vivacité d'esprit de lui trancher les mains. Non pas que ces coutûmes me dérangent mais le caractère "brutal " de l'opération me rebute un peu. Le changelin n'a pas eu non plus l'air très disposé à effectuer l'opération mais après tout, c'est son idée et comme disait ma grand-mère: "chacun sa route, chacun son chemin...et chacun sa merde."

Une fois la vilaine corvée effectuée,nous nous sommes chargés de l'interrogatoire. L'expérience acquise avec Boktor m'a donné un peu de confiance en moi; je me suis donc porté volontaire (non pas qu'on y prenne goût mais presque).

Malheureusement pour lui, ce pauvre homme métamorphosé n'apportait pas d'excellentes nouvelles. Visiblement, Briareus aurait l'intention de se constituer une armée en transformant des humains grâce à un puissant sortilège de transmutation. La population de Ses disciples sempblerait par ailleurs croitre de manière exponentielle. Selon le disciple capturé, Briareus se serait en effet constitué un réseau de galleries tout le long de la côte avec l'aide de Ses vers foreurs.

Sinacq reste très sceptique quant à la véracité des dires du disciples et reste très pragmatique en bon marin qu'il est (ou pirate, d'après ses envolés frisant l'anarchisme...). Il a ainsi appris grâce au disciple qu'il nous serait impossible de sortir. Mais c'est sans compter sur notre potentiel incontestable d'aventuriers intrépides sans peurs et sans reproches!

NB: Le pauvre disciple s'est quant à lui eteint un peu plus tard des suites d'une violente hémorragie (il faut dire que le changelin n'était pas un grand chirurgien). Peut être aurait il souhaité donner son corps à la science comme tout brave disciple qui se respecte, histoire que l'on puisse graver sur sa tombe "je sers la science et c'est ma joie" (avis aux connaisseurs...). Paix à son âme...
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Vanarhost
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MessagePosté le: Mer Aoû 02, 2006 5:16 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Comment les trois gaillards sortirent des galleries sans gallérer...

La remarque de Sinacq était bonne: nous avions deux cadavres sur les bras et nous étions deux à passer difficilement inaperçus. Il a donc paru logique de nous déguiser en ces horribles choses pour sortir d'ici...
Bien qu'une insoutenable odeur de larve de hanneton ne s'émane de ces robes de bure, Sinacq et moi avons donc enfilé ces haillons. Je me suis bien gardé de relever cette odeur digne de l'haleine d'un chacal pris au saut du lit, de peur que mon compagnon pirate ne me prenne pour un marin d'eau douce...

Ainsi déguisés, nous pûmes déambuler plus librement dans ces sombres galleries car, même si nous n'avions pas la démarche d'un véritable disciple de Briareus, du moins en avions nous l'apparrence et l'odeur...
C'est ainsi que j'ai enfin trouvé un moyen pour nous orienter en ce bas monde: il semblerait que grâce à un habile systême d'éclairage, les disciples ont trouvé une façon d'indiquer la direction à suivre pour retrouver la surface et les tréfonds du souterrain.

Mais ma chance aura une fois encore été de courte durée: nous croisâmes un bataillon de créatures guidé par un capitaine chargé de retrouver trois intrus. Tiens donc, quelle coïncidence!! Nos piêtres tentatives de bluff n'ont pu abuser ce gradé aux facultés psychologiques retorses; si bien que c'est lui qui nous a forcé à le suivre en jouant notre propre jeu d'infiltration. Nous n'avions d'autre choix que de le suivre...

Il était malheureusement difficile de nous résoudre à retourner nous terrer au fond de cette grotte pour la seconde foix. Tentant le tout pour le tout et avec la providentielle apparition du changelin, nous avons donc fuit vers la sortie...

Ce n'est qu'après un sprint de dératé que nous sommes enfin sortis sains et saufs de cette gallère...

Tiens, voilà encore une expression à la con: "courir comme un dératé".

Si mes souvenirs sont bons et mes connaissances fiables, le dératé est une personne à qui l' on a retiré la rate: pour les puristes, on a effecué une "splénectomie". Il est dit qu'un "dératé" aurait plus d'endurance qu'une personne normale. En effet dans l'ancienne médecine la rate était réputée pour stocker l'humeur mélancolique du corps en créant angoisse, stress et soucis. Malheureusement, les opérations sur des animaux ne s'avérèrent que peu concluantes. Ah, croyance populaire quand tu nous tiens...
Voilà qui expliquerait cette expression qui parait ridicule au premier abord...

Mais revenons à nos moutons. Comme disait mère-grand: le savoir est comme la confiture, moins on en a plus on l'étalle. Il est vrai que cette comparaison est beaucoup plus parlante que ma digrétion...
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