Posté le: Lun Mar 10, 2008 7:38 pm Sujet du message: Concours [tout le monde gagne] : postez vos textes ici
Voilà, ce topic est créé UNIQUEMENT pour poster vos textes. Tout autre post sera effacé, si vous voulez commenter, c'est dans le à propos _________________ Celui qui dit que la violence ne résoud rien n'a pas cogné assez fort !
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Dernière édition par MJ Willard le Sam Mai 03, 2008 1:01 pm; édité 1 fois
Posté le: Mar Mar 11, 2008 9:07 pm Sujet du message:
C'est long, c'est long, c'est très long... Mais c'était le seul moyen d'éviter une accumulation artificielle de proverbes. 20 phrases toutes faites, ça prend de la place...
Ah, et pour nos amis du Québec j'ai mis les traductions des proverbes en spoiler à la fin. Si certains sont clairs, je me suis fait un plaisir d'en trouver des carrément abstraits
(Ça servira peut-être aussi aux Français, d'ailleurs ^^)
Rappel des contraintes :
MJ Willard a écrit:
Pour Morrigan:
Le titre de ton histoire devra contenir les mots:
"séjour" et "vengeance" Tu peux ajouter au maximum 4 mots à ces deux là.
Dans le texte, tu devras employer les 10 mots suivants:
"Comme j'vous l'dis ! J'avais jamais vu un truc pareil. Ah y peuvent parler les gars d'la ville, avec leurs histoires de héros et de monstres ! Moi j'dis : on n'a rien à leur envier. Non m'sieur ! Eux, ils ont ptêt' bin des aventuriers -m'inspirent pas confiance ceux-là... - mais nous, on a l'cap'taine Samuel Leroy. Ouais ! Et franch'ment, j'connais pas un gus qui lui arrive à la ch'ville, au cap'taine !"
L'homme qui discourait ainsi à quelques tables de moi était un vieux bougre édenté et vacillant, qui ne paraissait tenir debout qu'en s'appuyant sur les épaules des buveurs qu'il prenait à parti. A priori, le bidon de piquette qu'il tenait sous le bras avait dû faire partie d'une famille nombreuse, et j'étais plutôt contente de ne pas être assez près de lui pour sentir son haleine. Je ne sais pas au juste ce qui m'avait poussée dans ce bouge infâme... -ou plutôt si, je le sais : c'était le seul endroit de toute cette foutue île où le toit ne fuyait pas. Et dire que ce fils de chèvre de Thanus m'avait juré que j'y ferai le plein de contes intéressants, que l'île et surtout le petit village de Brethel regorgeaient de vieilles légendes pittoresques et inconnues... Pittoresque, tu parles ! Humide, froid, et par dessus le marché à peine civilisé ! J'aurais dû me méfier, surtout à l'approche du concours d'Aridia. Ordure, va...
Mais je m'égare. Laissez-moi me présenter : Morrigan Séafra, barde de mon état et, au moment où je prends ces notes, coincée par le brouillard et un capitaine incompétent dans cet endroit épouvantable, à écouter discourir un ivrogne pour passer le temps. "Lamentable" est mon second prénom, enchantée.
"... et comme j'lui disais : "Cap'taine, pierre qui roule n'amasse pas mousse(1). Moi j'dis, l'autre il a qu'à s'débrouiller." Mais vous savez, l'captaine c'est un gars qu'à du coeur. Ouais ! Et même qui m'a répondu : "Ferme-la Herb, t'es qu'un vieux sac à vin. On va aller le chercher, et s'il a besoin de nous on lui portera secours. Et celui qui a quelque chose à r'dire là-dessus, je lui botte le train et je le vire de la milice !" Alors bon, moi j'me suis dit : à bon chat, bon rat (2). Et chui parti avec eux chercher le peintre."
Tiens ? Quelque chose d'intéressant ? Je n'avais pas suivi grand chose au discours fastidieux de ce vieil aviné. Pourtant, j'en avais entendu des bribes. Il semblait que voilà quelques semaines, une des serveuses de la taverne s'était avisée que cela faisait longtemps qu'on n'avait pas vu Denis. "Denis", c'était le peintre maudit du village -autrement dit, rien de très convaincant. Tout le monde paraissait le voir comme un original à moitié cinglé, enfoui dans sa forêt, et ne retournant à la civilisation (ah ! ce trou, "civilisation" !) qu'une ou deux fois par an. Je ne sais pas pourquoi, mais il me semblait très sensé, à moi, ce type qui évitait Brethel comme la peste...
Cependant, la petite serveuse au corsage débordant de vitalité s'étant amourachée dudit peintre, elle avait pris peur et réclamé à corps et à cris qu'on parte à sa recherche. Au départ, l'enthousiasme général n'était visiblement pas aussi exubérant que son décolleté ; mais comme le disait à cet instant même le vieil aviné : "Ce que femme veut, Dieu l'veut ! (3)"
"Alors le cap'taine il a réunit la milice, et y nous a dit : "Je sais que ce village abrite plus de lâches que de héros, et que pour la majorité d'entre vous vous n'êtes qu'une bande de soiffards bons à rien. Mais j'crois bien que vos femmes ne vous laisseraient point rentrer chez vous ce soir si vous laissiez ce pauvre imbécile de peintre dans la détresse. J'ai pas raison ?" Là j'dois dire, nous les hommes on pipait pas mot. Mais par contre nos femmes... J'sais pas, mais j'dirais que qui veut noyer son chien l'accuse de la rage (4). On m'enlèv'ra point d'l'idée que ces mégères étaient quand même bien contentes d'nous fiche dehors."
Allez donc savoir pourquoi...
"Donc nous v'la partis dans l'bois d'Eraldya, toute la milice, même moi qui suis quand même l'doyen et qu'y z'auraient bien dû m'fiche la paix. Mais quand l'cap'taine il a dit à ma Mélie que ça m'ferait du bien de passer quequ'jours sans bibine, la garce m'a r'gardé avec de tels yeux que j'me suis dit "mon vieux, entre l'arbre et l'écorce mieux vaut pas mettre le doigt (5)", et que chui parti sans discutailler.
Au départ, j'dois dire qu'on marchait pas bin vite. 'Fin si, on allait bon train, d'mon point d'vue... Mais bon train sans s'presser, en discutant gentiment, en bons camarades quoi. Qui veut voyager loin ménage sa monture (6), pas vrai ? Sauf que l'cap'taine, c'était pas à son goût, et qu'y nous a dit :"Bande de traîne-savates, limaces endormies, tire-au-flancs, vous croyez vraiment que c'est à ce rythme qu'on va l'sauver, le peintre ? Bougez un peu vos tas de lards, ou j'vous les ferai bouger moi !"
Là, les gars y z'ont tous fait des "oh" et des "ah" et des "c'est pas moi", mais vous savez, qui se sent morveux se mouche (7). Moi j'étais pas concerné, alors j'ai pas moufté, même si l'cap'taine y m'a r'gardé d'un drôle d'air quand j'ai crié aux gars qu'c'était vrai, qu'y z'avançaient comme des culs-d'jatte. Alors j'lui ai dit que c'était pas pasque je payais pas d'mine qu'y fallait me prendre pour un vieux débris : "Et d'abord, à bon vin point d'enseigne ( 8 ) !". Là il a hoché la tête, pis il a eu l'air un peu fatigué."
Visiblement, mon orateur l'était aussi après avoir tant parlé, c'est pourquoi il s'envoya une joyeuse lampée de son breuvage. Un instant, je me laissai aller à imaginer le goût de la mixture dans son bidon, après avoir été remuée une bonne heure... Mais je n'avais pas vraiment la tête à ce qui se disait, et mon regard dériva par la fenêtre vers la côte saturée de brume. Ça ne se levait pas... Et allez donc quitter une île par temps couvert, en zigzaguant parmi les récifs... Ah il m'avait bien eue, ce salopard de Thanus. Quand je serai rentrée, je lui...
"On a marché encore un bout d'temps, pis ça a été l'heure de faire halte. Ce sagouin de peintre, il habitait quand même bien profond dans la forêt ! On venait à peine de s'écrouler par terre et d'enl'ver nos souliers que l'cap'taine y nous a vus et y s'est mis à brailler qu'on était vraiment qu'un tas de dégénérés, qu'y fallait monter l'camp, organiser des tours de garde... Moi vous m'connaissez les gars, j'me suis pas démonté. J'me suis l'vé et j'l'ai r'gardé dans les yeux, l'cap'taine, et j'lui ai dit : "D'abord, on va grailler quequ'chose, pasque ventre affamé n'a point d'oreille (9) et que moi, ben j'vous entends pas." Là, j'ai senti qu'j'avais fait mouche, pasque les gars y disaient que "oui oui" derrière moi, qu'y fallait manger d'abord, que nous n'irions point plus loin sans un truc dans l'ventre.
Mais l'cap'taine, y nous a r'gardé d'un air qui rigolait à moitié, et y nous a dit "Ah ouais ? Et qui d'entre vous a chassé ?" Là, on s'est r'gardés, tout penauds. Y'avait personne qu'avait chassé avant d's'asseoir, et maint'nant y f'sait nuit. Alors l'cap'taine il a rigolé, et y nous a tourné l'dos en disant : "Qui dort dîne (10) ! Et personne dormira tant que vous aurez pas dressé l'camp, bande de bons à rien."
Franch'ment, là j'ai senti la moutarde me v'nir au nez. J'veux bien qu'ça soit un gars honnête, l'cap'taine, qu'y dise tout c'qu'il a sur le coeur sans faire de manières. Mais vous savez c'qu'on dit, tant va la cruche à l'eau qu'à la fin elle se casse (11). Moi j'en avais ras-l'bol, alors chui allé l'voir. C'qui m'a énervé aussi, c'est que bien sûr, lui il avait chassé, et qu'il était en train d'se faire cuire un sacré bon Dieu d'lapin. Sentait bon, cette cochonnerie... J'ai raclé ma gorge et j'lui ai dit l'fond d'ma pensée : qu'y d'vait pas nous traiter comme ça, qu'on était v'nus avec lui, c'est vrai, mais qu'y avait loin d'la coupe aux lèvres (12) et qu'si y faisait pas plus gaffe y risquait d'se r'trouver tout seul dans la forêt, et qu'ça lui ferait pas plaisir, j'gageais ! Là, il a éclaté d'rire et y m'a dit qu'on n'avait qu'à rentrer, qu'vu c'qu'on savait faire y s'rait pas plus mal tout seul, mais qu'on risquait surtout d'se perdre s'il était pas là pour nous montrer l'chemin. Ca m'a fichu en rogne, pasque c'est vrai qu'il avait raison : moi en tous cas, j'avais pas r'péré l'chemin par où qu'on était passés, et j'savais bin qu'les autres non plus. Alors chui r'parti en grognant que rirait bien qui rirait l'dernier (13), qu'y faudrait pas qu'y s'plaigne après."
Je dois avouer qu'à ce stade, l'histoire m'avait suffisamment captivée pour que j'en oublie de surveiller le brouillard et la nuit tombante. Comme malgré moi, je notais sur mon écritoire ce que racontait ce vieux déchet. Sa mission de sauvetage n'était pas tellement passionnante, mais en revanche les rapports humains dans cette histoire m'intéressaient. J'en avais connu des forts-en-gueule comme son "cap'taine", qui croyaient pouvoir traiter leurs hommes à leur bon vouloir et dire son fait à tout un chacun. A ma connaissance, ils avaient tous fini avec une rapière à travers le corps, et pas toujours par la faute de leurs ennemis. Toute vérité n'est pas bonne à dire (14)...
"On a monté l'camp et on a distribué les tours de garde. Comme de par hasard, chui tombé sur le deuxième, en plein milieu d'la nuit ! J'sais pas trop pourquoi, l'cap'taine il a tenu à monter la garde avec moi. Ptêt' qu'y s'en voulait d'm'avoir fait d'la peine, j'sais pas trop... A la minuit, donc, les gars y nous z'ont réveillés, et on s'est mis un peu à l'écart pour faire le guet. Pas croyable c'qui y'a comme bruits dans cette satanée forêt ! J'arrêtais pas d'me dresser en croyant voir des créatures du Démon.
En fait, c'était surtout des r'nards ou des hibous, mais vous savez, la nuit tous les chats y sont gris (15). L'cap'taine y m'regardait sans piper mot en tirant sur sa pipe, un drôle de p'tit sourire au coin des lèvres. "Prudence est mère de sureté (16)", que j'lui ai balancé pour pas qu'y prenne le vieil Herb pour un trouillard. "L'intention vaut le fait (17), qu'y m'a répondu, au moins t'auras monté la garde. Mais quand même, t'es qu'un vieux poivrot, Herb." Après ça, la conversation a été plutôt morose.
Mais vous voyez, moi j'suis sûr d'avoir vraiment vu des choses cette nuit-là. Croyez-moi si vous voulez, mais y'avait des spectres plein le bois !
C'est pour ça qu'on les voyait pas, y sont invisibles. Sauf qu'on m'la fait pas, à moi : vous savez c'que ça veut dire, le bois d'Eraldya, dans l'ancienne langue ? Ca veut dire le bois d'la Vengeance. Y'a eu des choses pas nettes là-d'dans, c'est moi qui vous l'dis..."
Là, le vieux sac à vin marqua une pause tragique, afin que son auditoire prenne bien conscience du poids de ses paroles -et accessoirement, s'enfila une nouvelle goulée de piquette. Songeuse, je me fis la réflexion que malgré sa pochtronnerie il était dans le vrai. Une des traductions d'Eraldya était bien "Vengeance". Cette île devait vraiment avoir son lot de légendes intéressantes, dommage que ses habitants soient tous trop imbibés pour s'en souvenir...
"Après ça, on est allés se coucher. Et c'est là qu'mon histoire devient terrible : à not'réveil, tous les gars y z'avaient disparu. Y restait plus que moi et l'cap'taine, tout seuls dans cet affreux bois. "Cap'taine, que j'lui ai dit, vous voyez bin qu'y a des spectres ! R'gardez, tous nos compagnons, envolés !" L'cap'taine, y m'a r'gardé d'un oeil, j'ai cru qu'y m'soupçonnait d'lui avoir caché quequ'chose. J'ai s'coué la tête tant qu'j'ai pu : "Ah non cap'taine, vous pouvez pas m'coller ça sur l'dos ! Moi j'vous ai bien dit, cette nuit, qu'y avait du louche ! Vous pouvez pas dire que j'vous l'ai pas dit !" Là, il a eu l'air de penser que j'disais la vérité, même si j'sais pas pourquoi, y paraissait avoir un peu d'peine pour moi. Y m'a mis la main sur l'épaule, et y m'a dit : "Herb, on est plus que toi et moi, maintenant. T'es un ivrogne, mais on a une mission. Alors on va aller retrouver le peintre, tous les deux."
C'que c'était beau, mes aïeux ! Vrai de vrai, j'ai failli en verser une larme. "D'accord, cap'taine, que j'lui ai répondu, vous pouvez compter sur le vieil Herb ! Tant que j'vivrais, y vous arrivera pas d'bobo !" Et pour fêter ça, j'ai sorti ma bouteille que j'lui ai tendue. Là, il a eu l'air très touché, même qu'il a détourné la tête pour cacher son émotion. C'est un timide, not'cap'taine. Il a marmonné un truc que j'ai pas bin compris, mais ça r'semblait à "rien à faire avec celui-là, qui a bu boira ( 18 )". Et pis y s'est r'tourné vers moi et y m'a dit, à voix haute : "Non merci, Herb, je ne bois pas.
- Ah çà, cap'taine, faut jamais dire fontaine je n'boirai jamais de ton eau (19) ! 'Fin, même si ma Mélie elle dit que moi j'y boirai vraiment jamais son eau, à la fontaine..."
Là, il avait vraiment l'air fatigué, l'cap'taine. Alors j'ai bu un coup et ça m'a r'quinqué, et pis j'l'ai pris par le bras et on est r'partis dans la forêt. D'un coup, elle me paraissait beaucoup moins effrayante. Sauf qu'au bout d'un moment, la bouteille a été vide, et j'me suis rendu compte que j'entendais comme des bruits d'pas et d'branches brisées, derrière nous... Mes enfants, j'aime autant vous dire qu'j'en menais pas large !
Mais alors d'un coup, la forêt s'est éclaircie et j'ai vu que j'étais dans une espèce de clairière, avec une maison et une ch'minée qui fumait. Et même que d'vant la maison, y'avait le peintre, qui liait un fagot ! J'ai couru vers lui, en criant qu'il fallait pu qu'y s'inquiète, qu'on était là, qu'on allait lui porter s'cours, comme y disait le cap'taine. L'Denis il a rigolé, y m'a pris dans ses bras et y m'a serré contre lui. Pis y m'a r'poussé en fronçant l'nez, comme si y sentait une mauvaise odeur.
"Herb, qu'y m'a dit, qu'est-ce que tu fais là ?"
J'lui ai redit qu'on était v'nu lui porte s'cours, qu'y fallait plus qu'il ait peur. Il a rigolé encore, tel'ment qu'il a fallu qu'y s'appuie à une vieille souche, et y m'a dit :
"Mais je n'ai pas besoin de secours. Et puis, c'est qui "on" ?"
Là, j'ai pas compris. J'me suis r'tourné pour lui montrer l'cap'taine... Ben croyez-le où non, il avait disparu aussi !
J'vous jure, mon sang il a fait qu'un tour. J'crois qu'j'suis d'venu tout blanc, pasqu'il m'a pris par le bras et qu'il m'a am'né dans sa maison et y m'a donné un p'tit r'montant. Quand j'en ai eu bu quatre ou cinq, j'étais assez r'monté pour lui raconter toute l'histoire. Il m'a écouté en faisant "oui, oui" avec la tête, et pis y m'a dit qu'il allait faire la route du r'tour avec moi, pour qu'y m'arrive rien. J'vous dis pas comme j'étais content ! C't'un gars bien, l'Denis, même s'il est un peu bizarre...
Sur l'chemin, y m'a expliqué que s'il était pas passé au village depuis lurette, c'était qu'la Marinette lui courait tel'ment après qu'y pouvait plus s'concentrer sur sa peinture. Vous la connaissez celle-là, elle a tel'ment d'seins qu'elle sait plus où les mettre et qu'elle veut toujours vous les fourrer dans la pogne..."
Eclat de rire général, couinements offusqués de ladite Marinette. Le vieux avait l'air content de lui, et il renversa le bidon au dessus de sa bouche dans l'espoir manifeste d'en tirer les dernières gouttes. Je sentais approcher le dénouement de cette passionnante histoire, et m'en félicitais d'avance...
"Ouais ben tu diras c'que tu voudras, Marinette, mais en attendant la couche de rouge que t'as sur la figure depuis qu'il est rentré, on m'fera pas croire que c'est pour les mouettes ! A vieille mule frein doré (20), comme disait ma mère...
Bon, en tous cas, c'est que quand on a été rentrés au village que j'ai revu le cap'taine et le reste de la milice. Fondateurs chéris ! Ils avaient morflé... 'Fin... surtout l'cap'taine..."
A ce stade, le silence se fit et tous les regards se tournèrent vers un coin sombre de la pièce. Là, morose, les deux bras et une jambe dans le plâtre, une minerve autour du cou et la mâchoire enveloppée de bandages, se tenait le héros de l'histoire, le "cap'taine" du vieil Herb. Et le moins qu'on puisse dire était que le cap'taine avait l'air vraiment boudeur...
En revanche, l'ambiance du reste de l'assemblée paraissait plutôt suspecte, doucement goguenarde, avec une pointe de méchanceté satisfaite.
"Les gars y m'ont tout raconté. C'était bin c'que j'pensais, y z'avaient été enlevés pendant la nuit par des genre d'ombres. Y se souvenaient d'avoir eu très mal, et pis après plus rien. Mais en se réveillant, y z'avaient trouvé le cap'taine dans cet état, incapable de parler ni de bouger. Alors y l'ont ram'né et y l'ont nettoyé, langé et soigné eux-mêmes comme un bébé. Y z'ont du coeur ces gars-là, pas vrai cap'taine ?"
Les regards, moqueurs, fixaient le cap'taine qui détourna la tête de son mieux, malgré la minerve qui limitait ses mouvements. La rage froide qui émanait à présent de lui me fit sérieusement douter qu'il aurait confirmé les propos de l'ivrogne, s'il avait été capable de parler...
En revanche, j'étais prête à parier ma bourse que plus jamais il n'abuserait de franchise envers ses troupe, seul, au beau milieu de la forêt...
"En tous cas, on m' r'prendra pas à fourrer mon nez au milieu d'cette forêt hantée, oh ça non !"
_______________
Les significations des proverbes :
(1) On ne gagne pas bien sa vie en voyageant beaucoup
(2) Se dit quand une personne se trouve être l'égale d'une précédente, sur un plan ou un autre
(3) [bon, là... ça parait plutôt clair ^^]
(4) Quand on veut du mal à quelqu'un, on l'accuse faussement pour lui nuire
(5) Quand deux puissances s'affrontent, on fait mieux de se tenir à l'écart du combat
(6) Il faut ménager ses ressources pour tenir longtemps
(7) Celui qui se sent en faute se sent visé par ce qui est dit
(8 ) Ce qui est bon n'a pas besoin de se mettre en avant pour être reconnu
(9) Il ne sert à rien de vouloir raisonner l'affamé
(10) Le sommeil tient lieu de dîner
(11) Tout finit par s'user (surtout la patience), à force de faire la même faute on finit par en pâtir
(12) Il peut arriver beaucoup de choses entre un désir et sa réalisation
(13) Celui qui triomphe actuellement sera puni à la fin, et celui qui pâtit triomphera
(14) [explicite en soi]
(15) De nuit, on ne distingue pas bien les choses
(16) C'est en étant prudent qu'on évite le danger
(17) [explicite]
(18 ) On ne se corrige jamais d'un défaut devenu habitude, à plus forte raison l'alcoolisme
(19) Nul ne peut assurer qu'il ne recourra jamais à une personne ou à une chose
(20) On pare une vieille bête pour mieux la vendre, et une fille laide pour les mêmes raisons ^^
"Que craignez-vous, ma dame ?
_ Une cage. Rester derrière des barreaux jusqu'à ce que l'usure et l'âge les acceptent et que toute forme de courage ait disparu irrévocablement."
-Interdiction d'utiliser les verbes: devoir, falloir, pouvoir, vouloir, faire.
Le dragon mangeur de gobelin
Dans la tumultueuse ville d'Omerus, un pauvre mendiant se traînait à la recherche d'une âme charitable. La ville comportant un grand nombre de barde, il y avait partout des joueurs de lyre vendant leur musique aux passants de la cité. Rufus, ce sans abri, trouva pendant sa recherche de monnaie, un troll fermier complètement ringard qui recevait des tomates de la foule. Il était emmené par les gardes vers les geôles de la ville. A priori cet idiot se prenait pour un humain et ne comprenait pas la peur panique des gens à son approche. Rufus, profitant de l'agitation, subtilisa de manière rapide un magnifique bijou à un bourgeois distrait. C'était une bague argenté avec un petit diamant rouge. Le clochard devenait fou de joie. Il suffisait de trouver une personne qui ne chercherait pas à savoir d'où cela venait et il sortirait enfin de cette misère. Beaucoup de voyageurs arrivaient en ville par la mer, s'ils n'étaient pas noyés par des monstres marins, ce qui renouvelait toujours le stock de cibles potentielles. Selon Rufus, de tels actes étaient autorisés quand ils servaient à nourrir un affamé.
Il se mit donc en quête d'un receleur trainant dans le coin. Au bout d'une où deux heures de recherche, il atterrit dans une auberge nommée : «Le hérisson vert». Il jeta un coup d'œil à l'intérieur et aperçut un homme encapuchonné au fond de la salle. Il alla s'asseoir à sa table et entama les négociations:
- Je sais quel prix ça vaut n'essayait pas de m'entuber, dit-il en lui présentant la bague.
- J'en connais aussi le prix, lui répondit l'assassin en sortant une dague et enlevant sa capuche.
Rufus n'en revenait pas. C'était le bourgeois à qui il avait volé la bague.
- Maintenant pour éviter que tu tentes de t'enfuir, que je te tue et que je m'éclipse alors que tu n'auras même pas touché le sol, je vais t'expliquer dans quoi tu as mis ton nez. J'étais un leurre, un piège, pour trouver de la «chair à canon». Soit tu obéis et tu gardera la bague, soit tu cesses ta misérable vie au moment où tu penses à me dire non. Que choisit tu ? Demanda-t-il dans un ricanement.
- Très drôle, lui répondit notre protagoniste sans sourire.
- T'es pas un grand comique toi, au moins tu m'emmerderas pas. Bon c'est simple j'ai une mission. Il y a un vieux dragon qui bouffe des gobelins dans les sous sols de la ville. Je suis payé beaucoup si je le tue. T'a pas besoin de savoir qui nous paye, toi t'es uniquement là pour être cramer par le dragon pendant que je le tue. Si tu survis tant mieux pour toi, sinon bah t'aura servis à quelque chose au moins. Le dragon est protégé par un magicien qui compte effectuer un rituel dédoublant son dragon. Tout ce que je sais, c'est qu'on va aller là bas et empêcher ce rituel à tout jamais. Je t'offre cette dague, tu marches toujours devant moi et tu obéis à mes ordres. Pars devant, acheva-t-il en lui passant la dague sous la table.
Rufus sortit donc, l'assassin sur ses talons, en se demandant s'il vivait vraiment ses dernières heures. Ils marchèrent pendant de longues minutes, jusqu'à une petite porte, haute de 1m dans une ruelle sombre. Ils rentrèrent à l'intérieur et commencèrent à avancer. Les couloirs étaient sombres et profond. Rufus demanda ou aller et son compagnon lui ordonna de se taire et d'avancer tout droit. Au bout de quelques minutes, ils commencèrent à entendre du bruit au fond des sous-sols. Ils se servirent des bruits pour se guider jusqu'à arriver à une grande caverne.
- On est dans la merde... chuchota l'assassin. Le magicien a commencé son rituel, on va s'occuper de lui en premier. Distrais le dragon pendant que je lui montre ma lame.
- Je n'ai pas le choix je présume, murmura Rufus.
Il sortit donc sa dague et se précipita vers le dragon. Ce dernier rugit et cracha des flammes qui ratèrent de peu leur adversaire. Rufus courait pour éviter les jets et au bout de quelques secondes on entendit un hurlement de douleur. Le magicien avait été égorgé et se vidait de son sang au sol. Son bourreau renversa le sceau destiné au rituel et observa la scène.
- Occupe toi du dragon je ne tiendrais plus très longtemps, lui cria Rufus.
L'homme esquissa un sourire.
- Je t'ai menti, ma mission était de m'occuper du magicien uniquement. Le dragon ne m'intéresse aucunement. En revanche, il sortit une bague de sa poche, j'ai effectué ma mission dans un sans faute sans rien y perdre. Acheva-t-il dans un sourire vicieux. Bonne chance !
Et il déguerpit en courant. C'était une sacrée ordure, mais Rufus n'avais pas vraiment eu le choix. A présent il courait dans tous les sens en essayant d'éviter les attaques du dragon avec pour seule défense cette pauvre dague. Mais il n'était qu'un pauvre homme et il ne tient pas longtemps... _________________ Demi gobelin / 1m21 / poids normal massif / Marchand Niveau 4 / Désagréable antipathique / Armé de son faucon Angel.
Les affaires sont les affaires, je vous baratine et vous escroque, ensuite vous vous tirez je cherche pas de compagnie.
Inscrit le: 08 Aoû 2006 Messages: 349 Localisation: kek part pas très loins
Posté le: Ven Avr 04, 2008 8:14 pm Sujet du message:
Le guérisseur est un trouillard.
Perso :
Voir le spoiler :
Personnages :
_Igor : clochard de Gur shan
_Morangis : soldat de Gur shan
Contrainte :
Voir le spoiler :
Pour Rikki:
Le titre de ton histoire devra contenir les mots:
"trouillard" et "guérisseur" Tu peux ajouter au maximum 4 mots à ces deux là.
Dans le texte, tu devras employer les 10 mots suivants:
affreux
père
monde
délirant
fourbe
yeux
tigre
ignoble
pétrin
cendres
Lieu de l'histoire:
L'histoire doit se passer dans le désert.
Classe/métier d'un des personnages principaux:
Clochard
Défaut d'un des personnages principaux:
Esprit tortueux
Objectif/mission de l'histoire:
Protéger un lieu.
Règle autre pour écrire le texte:
-Ecrire le texte entièrement en dialogues.
Morangis : Raaaa merde, mais pourquoi c'est tombé sur moi...
Igor : Pardon ?
Morangis : Ouais, pourquoi c'est moi qui a dû emmener un clodos inutile dans ce lieu paumé où l'on crève la soif pour soi disant protéger cette bâtisse inutile qu'est la Tombe de Jerkim... Moi !! Un haut gradé de l'infanterie de Lut Golein ...
Igor : oui enfin haut gradé... vous n'êtes qu'un pauvre soldat et je vous demande de ne pas porter outrage à Père Jerkim qui fut le guide de Lut Golein durant plus de 60ans et qui nous apporta la sagesse et la prospérité...
Morangis : Mouais n'empêche ... Les dignitaires m'ont choisi pour t'accompagner dans ce pétrin pour que tu y fasses je ne sais pas quoi...d'ailleurs pourquoi les hauts prêtres t'ont trouvé et même fait escorté jusqu'ici ? Il ne voulait que toi et ça n'est pas fautes d'avoir essayé de leur en fourguer un autre !!
Igor : Car je suis le seul capable de réaliser ce pourquoi nous sommes ici c'est-à-dire le rituel de reconnaissance envers les anciens ...
Morangis : et tu peux me dire pourquoi un clochard saurait le faire et pas un de nos dignitaires ?
Igor : tout simplement, car il se transmet dans ma famille depuis des générations et que nous sommes les seuls à avoir les connaissances requises...
Morangis : et tu es arrivé là comment... ?
Igor : la disgrâce est tombée sur ma famille quand mon aïeul a fait de cette cérémonie un fiasco entraînant le malheur pour 10ans sur la cité... Cette disgrâce fut accompagné d'une obligation de continuer à résider dans la cité sans le sous en mendiant pour continuer nos existences...
Morangis : Dur... bien content de n'être que fils d'armurier... mais je ne comprends toujours pas pourquoi ma présence est nécessaire...
Igor : Lors du rituel... les esprits des défunts vont revenir à la vie pour tenter de détruire le mausolée, ton but est de les stopper avec moi.
Morangis : ah... putain je le sens mal ... et cela aura lieu quand ?
Igor : j'ai fini les préparatifs... il ne me reste plus qu'à rentrer en communion avec nos ancêtres et ton feu vert...
Morangis : alala je suis sûr que ces foutus hauts gradés m'ont envoyés moi au casse-pipe c'était un coup monté c'est ça !!!...
Igor : calme toi, personne ne va mourir... ou du moins pas moi...
Morangis : ouais tu as raiso... Quoi ?
Igor : rien rien...
Morangis : mouais... tu ne me rassures pas, mais je fais partie de la crème de la crème, l'armée de Lut Golein !!
Igor : oui et moi je ne fais partie de rien alors pas question de crever là...
Morangis : Quoi ?
Igor : rien je marmonne c'est à force de vivre dans la rue...
Morangis : ouais je comprends...
Igor : abruti...
Morangis : Hein !!?
Igor : rien excuses moi je suis fatigué... autant finir ça vite...
Morangis : oui je suis d'accort et je suis prêt !!
Igor : on va voir... un si bon soldat ne devrait pas avoir de mal à protéger ce lieu ... je n'ai aucune intention de t'aider...
Morangis : Pardon ?
Igor : je disais que j'étais content que tu m'aides ...
Morangis : ah... c'est gentil.
Igor : mouais si tu savais comme je flippe...
Morangis : Hein ?! Ça devient chiant !!! Tu pourrais éviter de marmonner...
Igor : Oui, ban je commence...
Accordez-moi, Fondateurs, le refuge ;
Et dans le refuge, la force ;
Et dans la force, la compréhension ;
Et dans la compréhension, la connaissance ;
Et de la connaissance, la connaissance de ce qui est bon ;
Et de la connaissance de ce qui est bon, l'amour des autres ;
Et de la tendresse, l'amour des Fondateurs.
Des Fondateurs et de toute bonté.
...C'est fini, ils arrivent !!
Morangis : Putain c'est délirant ce truc, mais merde... qu'est-ce que c'est que ces bestioles !!!
Igor : un tigre spectrale putain tue moi ça !!!
Morangis : Oui voilà !! J'arrive !! Mais pourquoi tu ne te bats pas toi ? Tu as peur ?
Igor : Moi peur !!! Non ... c'est juste que je tiens à te laisser les honneurs de la bataille en plus je suis plus un guérisseur qu'un combattant...
Morangis : Mouais !! Ok, mais bon quand même... et elles viennent d'où ces créatures !!!
Igor : derrière !!! Ouf c'est bon... elles viennent du monde des esprits !!
Morangis : le monde des esprits... Mais qu'est-ce que c'est que ces conneries... Merde viens ici toi !!!
Igor : Mon dieu des araignées !! Bientôt des Psychopompes des avatars titanides !!? Je veux rentrAAaa pff merci ....
Morangis : il y a pas de quoi, mais défends toi un minimum là !!! Tu as peur hein, ça se voit dans tes yeux !!!
Igor : ban ok !! J'ai les foies !!! Mais ce n'est pas une raison pour me laisser crever après tout...derrière toi !!!
Morangis : Diantre c'est quoi ce truc ignoble !!!
Igor : euuuu si je te le disais....
Morangis : TOI !!! Grrr tu es le dernier l'affreux amènes toi !!!
Igor : attention c'est un bébé dragon il a beau être mort et jeune il peut te réduire en cendre !!!
Morangis : Allez !!! Tient !!! ... Merde... en plein dans la gorge... ça l'a tué sur le coup ... c'est ça le fameux point faible des dragons ?...
Igor : Je ne sais pas mais c'est fourbe.... Mais j'ai réussit !! Je suis vivant !!! Je suis sauf !! J'ai triomphé du mal !!!
Morangis : oui enfin... je t'ai bien aidé quand même...
Igor : silence idiot nous ne devons cette victoire qu'à mon génie militaire et mes capacités martiales hors norme !!!
Morangis : Mais putain on est où là.... Enfin vivement qu'on soit rentré il me tape sur le système là.... _________________ Even the king of hells cannot fight against my blade
Dans le doute frappe
ou bois la boisson te fais oublier le doute pour que tu puisses frapper en ayant bonne consciense
Si tu en travers de mon chemin ! je te tue !
Inscrit le: 11 Avr 2007 Messages: 576 Localisation: Si vous voyez s'élever des flammes je ne suis surement pas loin..
Posté le: Sam Avr 05, 2008 1:00 pm Sujet du message:
Bois bois putain de Trou !!
-Alors comme ça tu veux être mon Némésis ??
-Mesire Grub en ce vaste monde
Les demi-nains plus que tout je déteste
Je leur dois ma cécité et contre eux je gronde
-Nul ce se méfiera de toi aveugle Poissonier
Nous pourrons tous les occire
Si ce forfait tu commets.
Les nains subiront notre ire
Pour le clan demi-Gobelin des Gueules de Bois
Sonne l’heure de la vengeance
Prend ces bottes d’invisibilité
Et de ce vol soit mon engeance
Je dois commettre un vol Oh Mon Roi?
Près de la Montagne au 5 Pics,
Ce tient la colline aux 101 Alcooliques
Ce fameux Lieu Saint
Des maîtres brasseurs nains
Où Bugmann construit cette brasserie
A l’allure d’un château qui….
-Précision inutile Messire Grub…
-Je m’égarais j’oubliais votre cécité
Vous êtes fort bien guidé par votre furet…
-Effectivement je le suis
Mais pour mes yeux les nains seront maudis…
-Cette colline où nous nous tenons
Voit s’adonnez les maîtres brasseurs
Tous les 70 cycles de barbes
Au concours du grand Cru Primeur
Moment idéal pour faire diversion….
Introduisez vous dans la brasserie Bugmann et volez la recette de décuple fermentation !!!!!!!
-Mon objectif m’est maintenant désignéA la prochaine lune dans cette brasserie
Un forfait sera commis
Sur cette colline je vous retrouverais
La bière l’on brassera
Et tel des cannibales des carcasses
Des demi nains l’on se repaitra
A l’aide des bottes fourni par Grub Nonor, le roi de la Tribu des gueules de bois, notre poissonnier profita de l’engouement des nains pour le concours du Grand Cru Primeur pour s’introduire dans la brasserie Bugmann sans difficulté…
Bien qu’aidé de son fidèle furet, le périple ne fut pas de tout repos, trébuchant sur un rochet, il aurait aussi pu perdre une ou deux dents en se cognant contre cette porte…. Toujours dans le noir avec ses yeux qui ne pouvait voir se fiant au couinement son petit animal, il finit en tâtonnant par trouver un tablier sur lequel des lettres étaient brodées… DECUPLE FERMENTATION DE BUGMANN, LA BIERE DE TRADITION GUERRIERE… Pour ne pas oublier le recette ainsi pensait les nains, mieux valait toujours l'avoir sur soi...
Le forfait était commis et les nains ivres morts sur la colline du concours ne se doutaient de rien… Si ce n’est qu’une odeur de poisson se mêlait à celle des vomis environnants, bref rien de très génant… Notre poissonnier parvint à rejoindre Grub dans sa caverne affleurant la colline….
- Voici le tablier sur lequel est brodé la recette
- Qui me parle ais-je perdu la tête???
-Ah oui les bottes !!! Me voici Grub…
-Très très bien !! Voici de quoi boire et nous restaurez
Buvons à notre succès !!!
-Allez bois bois putain de Trou !!!
-Que… dites…. vous ??? Je me…. Ma respi…. Je…. ARRRRGGGHHHH [mort]
-En revenant, par les substances empoisonnées
D’un poisson Fugu j’ai rempli les verres
Doté des bottes vous n’avez pu me voir
Vous voici tremblant et convulsant
Enfin je tiens ma victoire !!!
Contre les nains et les gobelins j’ai fomentés
Vos querelles n’ont que trop durée
Je réduis aujourd’hui à néant le clan des Gueule de Bois
Et par le feu envoie la recette de Bugmann dans l’au-delà…
Sur la colline aux 101 Alcolliques
Bien que ni beau ni grand ni fort
Des Nains et du clan Gobelin de Grub Nonor
Un simple poissonnier aveugle fut le Némésis
Voir le spoiler :
Pour Azuriaal: (désolé du retard, pour la peine, t'auras 2 points bonus ! Les autres, n'espérez pas faire la meme feinte, car j'oublierai plus jamais un participant !)
Le titre de ton histoire devra contenir les mots:
"trou" et "putain" Tu peux ajouter au maximum 4 mots à ces deux là (sérieux, c'est tiré au hasard... ça doit etre la volonté des Dieux).
Dans le texte, tu devras employer les 10 mots suivants:
monde
rocher
montagne
bottes
dents
désigné
objectif
cannibale
furet
chateau
Lieu de l'histoire:
L'histoire doit se passer sur une colline.
Classe/métier d'un des personnages principaux:
Poissonier
Défaut d'un des personnages principaux:
Tendance à etre traitre
Objectif/mission de l'histoire:
voler un objet
Règle autre pour écrire le texte:
-Le personnage principal est aveugle.
_________________ Humain / Mage / Saint Homme/Chaste/Exalté/Pyromane/Suite à sa mort puis résurection parait plus vieux.
Ouvrier de chantier
Défaut d'un des personnages principaux:
Égoïste
Objectif/mission de l'histoire:
Stopper un rituel
Règle autre pour écrire le texte:
-Le héros de l'histoire ne connait que deux mots: oui et non. Il faut pourtant qu'il y ait du dialogue et qu'on sente que c'est lui le héros, et ils doivent etre au moins 2 dans l'equipe.
Voir le spoiler :
j'ai preferé le HUMM!!! au oui non...
L’élu a du nez
Il est vrai que l’emplacement était presque rêvé pour des fouilles, selon les recherches du commanditaire, une tribu puis un village s’était installés en ce lieu au cours des siècles...
Tout d’abord de petite taille, le village en ruine qui bordait la crique avait eu ses heures de « gloire » quand le maquereau fut à l’honneur sur les tables princières, mais cela avait très vite changé et les pécheurs avaient finit par quitter le lieu, seul des maquereaux étaient « pechable » le long de cette cote.
La colline qui surplombait ces ruines avait vu en son sol apparaître plus tard des fondations puis la fortification d’une tour pour finir par etre dominée d’un petit donjon de garde qui situés sur le passage de certaines tribus nomades agressives de retour de leurs migrations, avait prit fonction de relais de renseignement par fanion durant trente ans...
Le donjon connu une seconde période d’existence, quelques années plus tard, un pirate du nom de Sacamore Durty qui était devenu si paranoïaque qu’il en était arrivé par ne plus supporter la présence d’autrui y avait élu domicile. Le silence et l’isolement incomparable avait fini par lui donner la sérénité qui lui fut nécessaire pour réunir une partie de son ancien équipage pour le partage d’un trésor qu’ils avaient amassé sur plusieurs prises juste avant la crise du capitaine.
Et personne ne revint de ce rendez vous...
-« Tu crois que c’est lui, qu’on l’a enfin trouvé, raz la pioche d’etre dans ce coin pourri,
je veux revenir en ville »
-« Humm ! »
-« De rencontrer du monde, de DIALOGUER, et ne pas avoir que tes saloperies de « humm ! » comme réponse tout au long de la journée »
-« Humm ! »
-« Bordel, tu me stress, si ce n’était la prise de tête d’avoir à tout creuser seul, je t’aurais rompu les os depuis longtemps, je ne demande pas des discussions de savant, juste des discussions... »
-« Humm ! »
-« Trois mois seul avec toi et seulement comme distractions les voiles à l’horizon, plus jamais je bosse avec toi...tu me donnes presque envie de me pendre, ..., ou de te pendre... »
-« Humm, humm ! »
-« Et c’est quoi cette connerie de passer des heures a essayer de lire ce qui est dessus les tombes !!! On s’en fout, on les casse,..., enfin non, une fois de plus t’en fout pas une, y a que moi qui me les détruit à la masse pendant que toi tu lis, tu lis encore... »
-« Humm ! »
-« Si au moins tu me disais ce qui est écris, moi j’y comprend rien, mais non, tu lis et tu gardes tout pour toi,...................................... , et ces pieds nus !!, pourquoi tu es pieds nu depuis qu’on est arrivé, ça me stresse, j’ai peur d’y foutre un coup de pelle, parce que là, ce serait de ma faute et t’en foutrait encore moins, et tu serais payé a me regarder bosser... »
-« Humm ! »
-« Nom d’un verre vide, je vais te buter !!! »
-« Trop tard, tu es mort !!! »
Les deux hommes se retournèrent d’un seul coup et se retrouvèrent devant un etre fantomatique vêtu à l’ancienne mode pirate.
-« Tout ceux qui cherchent mon trésor vont le rejoindre sous terre, et toi, profanateur, tu va y aller vivant, on ne détruit pas mon temple de la solennité sans en etre puni et ce ne sont pas les miliciens que je vais faire intervenir... DEBOUT FRERES D’ECUME, nous avons un nouveau mousse !!! »
De terre et des tombes détruites sortirent une vingtaine de fantômes de pirates qui se dirigèrent vers la grande gueule....
-« Et lui, lui aussi il a creusé, lui aussi, il cherche votre trésor, lui aussi il doit mourir... »
-« Et non, futur compagnon d’écume, lui a su lire les avertissements, faire ses dévotions et demander pardon pour ce qu’il faisait... »
-« Mais il parle pas comme il pourrait avoir fait tout ça ? »
-« Non il ne parle pas mais sait pratiquer les rituels comme un vrai descendant... »
-« Descendant, descendant de quoi ? »
Le muet sourit à pleines dents...
-« Mon descendant, fiente de mouette diarrhéique, celui qui va découvrir comment arrêter le rituel de mort que j’ai posé sur mon trésor... »
-« Et moi je fais quoi ? »
-« Eh bien tu meures et tu rejoins mes compagnons et moi-même... »
Le chariot ne fut pas de trop pour transporter le magot, une fois avoir inscrit le nom de son aïeul dans son arbre généalogique, celui-ci lui indiqua l’emplacement des deux coffres...
Quatre mois plus tard, une nouvelle auberge ouvrait ses portes à Balport
... LE « DIRTY DURTY »... _________________ Votre plaisir de vouloir me haïr, le mien de faire en sorte que ça arrive !!!
Dernière édition par MJ Noth Netep le Sam Avr 05, 2008 6:59 pm; édité 2 fois
-L'histoire doit intégrer une histoire d'amour, une trahison et une morale (le tout dans un ton type walker texas ranger, bien niais et fleur bleue)
Deux gredins pour une bibliothèque.
Assis dans sa chaise de bois derrière un comptoir, Slava lisait un ouvrage religieux en attendant la fin de la journée. Un calme pesant régnait dans la bibliothèque, les derniers visiteurs étaient partis depuis un bon quart d’heure lorsque la porte s’ouvrit brutalement. Il reconnut Valentin qui se dirigeait d’un pas pressé vers lui, ce dernier le salua à peine et commença à se plaindre, pour changer … Il était fin, brun, habillé d’une vieille toile grossière et sale et d’un tablier de cuir usé. Son magasin était à deux pas, il était fleuriste et haïssait son travail par-dessus tout. Le temps semblait trop chaud à son gout aujourd’hui, il arrivait même à se plaindre d’avoir trop de clients. Slava ferma alors quelques minutes en avance, le jeudi n’étant pas une journée chargée, et tous deux se dirigèrent vers leur lieu de culte commun ; la taverne. Dans le bâtiment enfumé, ils se choisirent une table et commandèrent une bière. Les heures passèrent ainsi, et les bières défilèrent. Ils se firent servir un repas chaud, du poisson en ragout, avec du pinard, de quoi s’imbiber un peu plus en attendant les prochaines bières. C’était leur rituel, Valentin détestait son travail, et Slava s’ennuyait à mourir dans sa bibliothèque, même s’il aimait la lecture. Alors chaque soir, c’était la délivrance, ils se noyaient dans l’alcool pour mieux affronter le lendemain. Elydalandor avait beau être une ville très croyante voir fanatique, les tavernes n’en étaient pas moins fréquentées, bien au contraire … La nuit tombée, les deux compères rassasiés et pleins comme des barriques, ils se dirigèrent tout deux vers leur quartier où ils cohabitaient. Mais sur le chemin, ils virent un étrange manège. Des hommes encapuchonnés rôdaient autour de la bibliothèque que gardait Slava, les deux hommes se dissimulèrent alors dans un coin sombre et les épièrent.
- « Beuh … Slava … Qu’est ce qu’i font li gens là bas ? Hips ! »
- « Hips ! Gomment … tu veux que je le sachhhe hips ! Mi ci qui ? »
Leurs craintes d’être paranoïaques se dissipèrent quand ils virent soudain les mystérieux rodeurs forcer la porte et pénétrer sur le lieu de travail de Slava. D’un seul coup ce dernier se redressa et cria :
- « Mi qu’iss qui vous faites vous !? Vous voulez me … hips ! voler mes livres ! M’en vais vous botter l’derrière moua ! »
Il s’élança alors en titubant vers les individus, suivi de peu par Valentin. Il se mit en garde avec ses points, les faisant mouliner devant son visage, mais l’homme auquel il s’attaquait ne semblait pas être effrayé. L’homme, sans autre mouvement, lui infligea un direct du droit, et Slava s’écroula aussitôt. Valentin se mit à son tour en garde en disant :
- « Alours là mon ptit gars tu vas regretter ton geste, j’m’en vais te … »
Il tomba à son tour, assommé par le même homme, qui n’avait eu qu’à tendre le bras une seconde fois.
Les deux alcolos se réveillèrent liés l’un à l’autre, liés également par le même mal de crane et la bouche pâteuse. Ils étaient dans la bibliothèque éclairée par des torches, et virent les cinq personnes s’affairer dans la salle. Ils semblaient chercher quelque chose, et rassemblaient en tas tous les livres au centre de la grande pièce.
- « Hé mes livres bande de crevards ! »
- « Tiens vous êtes réveillés vous » lui répondit une voix.
Les cinq personnes se rapprochèrent alors, et les deux amis furent surpris de voir qu’en fait l’un d’eux était une femme, d’une grande beauté qui plus est. Elle avait un visage blanc aux lèvres minces, et des cheveux d’une noirceur rivalisant avec les nuits les plus sombres. Ses yeux croisèrent ceux de Slava qui se sentit comme aspiré dans son regard. Tous deux se fixèrent durant quelques secondes, puis l’homme se ressaisit en secouant sa tête.
- « Détachez-moi lavettes ! M’en vais vous corriger, qu’est ce que vous faites à ma bibliothèque ! »
- « Silence le soiffard. » lui fit un homme au teint mat « Nous te laisserons peut être en vie si tu nous dis où se trouve la bible de Bestarius. »
- « La quoua ? » demanda Valentin ne comprenant rien à ce qui se passait.
- « Dit nous où elle se trouve et nous te laisserons toi et ton ami. »
Slava fit une grimace, puis reprit :
- « Alors détachez nous. »
- « Dites nous d’abord où elle se trouve. »
- « Qu’est ce que vous voulez en faire ? »
- « Les fondateurs ont plein pouvoir ici, ce n’est pas une place pour notre bible. »
- « Je sais ce que contient cette bible, je ne peux vous la livrer, personne n’est sensé savoir où elle se trouve. »
- « Nous le savons, alors dis nous exactement où. Et ne nous mens pas, ou je me ferais un plaisir de trancher la gorge de ton ami. »
- « Hééé mais j’ai rien fais moua ! »
Voyant l’homme dégainer une épée, il se résigna et lui indiqua un petit coffre sous le comptoir des registres, au fond de la grande salle. L’homme au teint mat, le chef, ordonna à un de ses hommes d’aller le chercher. Les deux autres et la femme continuèrent à les fixer alors que celui qui les dirigeait s’affairait à essayer d’ouvrir le coffret avec son acolyte. Au bout de plusieurs essais infructueux, l’homme se retourna vers Slava et lui demanda :
- « Où est la clef ? »
- « Avec le maitre de la garde, vous v’la bien avancé ! »
- « Maitre, filons avec le coffret, nous le forcerons plus tard. Nous allons finir par être repérés. » lui dit un de ses hommes.
- « Imbécile, et si ce n’est pas le bon ouvrage ? Nous allons récupérer cette clef … »
La grande porte s’ouvrit soudain dans un grand claquement, et apparu alors le chef de la garde, seul, sa cape flottant dans le courant d’air. Il portait un chapeau brun clair, en plus de sa cape de la même couleur, avec un début de barbe presque roux. Ces yeux perçants firent le tour de l’assistance, puis il s’avança d’un pas lent et assuré, en refermant la porte derrière lui.
- « Mais qu’est ce qu’il fout ! Et qu’est ce qu’il fait là, comment il a su ? » siffla Slava.
- « Ouwalkeur ! Enfin ! Allez chercher de l’aide vite ! J’ai mal à la tête ! » s’écria Valentin. Mais celui-ci continua à s’avancer vers le groupe pour finalement dire :
- « J’ai senti que tu étais proche Badman, tu n’as donc pas comprit la leçon ? Je vais te mettre hors d’état de nuire. Jetez vos armes, toi et tes complices si vous ne voulez pas avoir à faire à moi. »
- « Ouwalkeur ! Cette fois tu ne m’aura pas ! Nous sommes plus nombreux, et sur le point de réussir ! Je vais ouvrir ce coffre, récupérer la bible et vous réduire en cendres avec cette maudite Bibliothèque. Et bientôt, ce sera toute la ville que je brûlerai ! Attrapez-le ! »
Les trois hommes se lancèrent alors sur le maitre de la garde, alors que la femme recula de quelques pas derrière Badman voulant savourer le combat. D’un coup de pied acrobatique, Ouwalker fit voler le premier homme arrivant à sa portée qui alla écraser une table plus loin. Puis dans un saut impressionnant il fit trébucher les deux autres. Mais tous se relevèrent et l’attaquèrent à nouveau, le maitre des gardes aurait pu dégainer son épée mais il resta à main nue, fidèle à sa réputation d’homme fort sans pour autant être meurtrier. Avec des enchainements toujours plus époustouflants il finit par mettre les trois hommes knock out, et la moitié du mobilier en pièce. Slava et Valentin avait suivit le combat en encourageant Ouwalker, comme s’il s’agissait d’un match, leur sang étant encore bien dilué dans ce qu’ils avaient bu. Mais au moment de se redresser, le contact froid d’une lame se posa sur le cou du sauveur, et il leva les yeux sans montrer aucune peur. L’homme au teint mat le tenait en joue avec son épée, lui souriant d’un air mauvais.
- « On ne se débarrasse décidément pas de toi si facilement Ouwalker, je vais être obligé de te tuer. »
Mais il n’en fit rien, une chaise se fracassa sur son crane. La femme venait de le mettre hors de combat, tenant encore le dossier brisé entre ses mains elle dit enfin :
- « Il n’avait pas dit que nous turions des personnes de sang froid … »
Elle se pencha alors pour libérer les deux amis, en commençant par Slava qu’elle couvrit d’un regard qui le fit rougir. Une fois libres, les deux hommes se rapprochèrent de Ouwalkeur qui s’occupait de réveiller Badman.
- « Ici c’est moi qui fait la loi Badman, tu vas passer le restant des tes jours derrières les barreaux de ta nouvelle demeure, et je serai là pour veiller sur toi cette fois ci. »
Quand ils voulurent réveiller les trois hommes de mains, Valentin et Slava s’aperçurent qu’ils avaient pris la clef des champs, mais Ouwalkeur leur assura qu’ils ne reviendraient jamais ici. Badman enfermé, les quatre nouveaux compagnons retournèrent à la taverne boire une bière ensemble. La femme se présenta comme s’appelant Lucille, et c’est dans une ambiance bonne enfant qu’ils s’expliquèrent toute cette soirée devant de grosses pintes de bières. Ouwalker finit par dire :
- « Comme quoi, ce qui arrête les truands comme Badman ce n’est pas toujours les forces Fondatrices, mais bien souvent leur haute idée d’eux même. Ils considèrent tout comme acquit, et Lucille nous a vaillamment prouvé que c’est faux. »
Après avoir bien rient, les amis rentrèrent chez eux, Ouwalkeur rentra en solitaire comme à son habitude, Valentin avec Slava et Lucille qui marchaient désormais main dans la main. Le fleuriste fidèle à lui-même dit alors :
- « Et voilà, et moi je me retrouve seul encore. J’ai mal à la tête, je suis fatigué, je dois travailler demain et le pire de tout : j’ai encore soif ! » _________________ La vie n'a qu'un prix, celui de la mort.
Humain / 27 ans / 1m87 / 117kg / assassin / guilde du Phoenix
-Utiliser 1 mot inventé au moins 5 fois dans le texte et faire en sorte qu'on comprenne ce que c'est (un nom commun)
Le corps en flaque et la rencontre du Troll
Jessy se réveille complètement déboussolée errant sur le sable. Elle avait passer sa soirée dans une taverne avec des pervers qui payaient pour savourer les délices de son corps et s’était complètement noyée dans la vinasse… Comme tous les matins à son réveil, elle puait l’alcool et portait la saleté des autres hommes sur elle…mais là son réveil fût différent.
Elle écarquilla les yeux doucement en se les frottant avec les mains, elle était dehors et le soleil, malgré qu’il soit caché par les nuages l’éblouissait. Mais où était elle donc ???
Elle se redressa tant bien que mal, avec une barre au front…sûrement dû au fait qu’elle est trop bu comme chaque soirs. Des bruits de vagues se faisaient entendre et ses mains s’enfonçaient dans le sable encore frais. Jessy resta sans voix avant de se rendre compte qu’elle était perdue sur une île déserte, sans rien à côté, juste l’eau, le sable et quelques arbres…
Elle se gratta la tête en réfléchissant un instant. Elle se souvenait de son dernier client mais plus de la fin où à la base elle devait s’endormir dans son lit… L’avait on droguer ? Non, elle faisait toujours attention et les clients étaient tout de même contrôler et devaient rentrer avec le strict minimum dans la pièce de tous les délices… Cela ne pouvait pas être une supercherie d’un des hommes, quels fumistes!!!.
Elle se regarda et portait une petite lingerie sur elle. Heureusement, il ne faisait pas froid. Elle se leva, essuya le sable collé sur ses fesses et observa l’île de ses yeux. Quel rêve de se retrouver sous les cocotiers sans rien demander à personne mais tout de même, cela aurait été bien plus agréable si elle avait été avertie.
Jessy se mît à marcher sur le sable en direction de l’eau, peut être qu’en se rinçant le visage, elle s’apercevrait que tout ça n’est qu’imagination de sa part…après tout, avec tous les litrons qu’elle s’enfilait chaque soirs, il devait encore rester de l’alcool dans son sang. Arrivée près de l’eau, elle se baissa sur ses genoux qui s’enfonçaient dans le sable mouillé, plongea ses mains dans l’eau, en récolta dans ses paumes et s’éclaboussa le visage avec…le paysage n’avait pas changé…
Elle se releva délicatement et avança un peu ses pieds dans l’eau presque tiède. En avançant, elle pu apercevoir son reflet dans l’eau turquoise, elle s’approcha un peu plus et…
-Mais qu’est ce que… ?
Jessy portait encore sa perruque de show sur elle. Cette perruque blonde qui faisait tant fantasmer les clients, elle la retira et la laissa tomber dans l’eau.
-Mais ce n’est pas possible, je me rappelle pourtant m’être déshabillée cette nuit et d’avoir enlevé tous mes accessoires !!! Mais que s’est il passé ?
Soudain, Jessy poussée par une force derrière elle, se retrouva le nez dans l’eau… Elle arriva à s’en sortir et se retourna brusquement…devant elle se tenait un…troll…qui n’avait pas du tout une tête de client et qui de plus était très maladroit!
-Qui êtes vous !?
Le troll se mît à rire et on pouvait apercevoir ses dents jaunes dégoûtantes.
-Espèce de petite cochonne, tu ne te souviens pas de moi, toi qui sait très bien user de ta langue et bouger tes petites fesses !?
Jessy réfléchit un instant et se met à rire…
-Ah je comprends mieux, tu me désires encore et tu m’as envoyé ici pour ne m’avoir qu’à toi hein…Jolie destination au passage
Elle s’approcha de lui et lui pinça les joues, le troll prit un air méchant.
-Casse toi de là, j’en ai rien à foutre de ton corps et de ta sale tête, je me suis retrouvé ici avec toi, alors tu m’a drogué petite conne !?
Jessy eût un peu peur…elle qui croyait être désirée de tous…ce n’était pas le cas. Toutefois elle trouva une idée…Ronger par la peur d'être seule à vie avec le troll
-Ecoutez on a qu’a construire un naviglo pour prendre le large et retrouver notre village non ? Profitons que le solei soit là et que les nuages ne le cachent pas trop
L’ogre la regarda et ricana
-Un naviglo, ben pourquoi pas construisons votre « naviglo » même si je doute qu’avec votre petite cervelle de prostituée écervelée vous sachiez faire autre chose de vos mains qu’astiquez les poireaux !
Jessy se moquait bien des réflexions de l’homme et commença à prendre des matières naturelles telles que les feuilles, bois etc pour construire son naviglo…
[…]
Les heures passaient et elle se démenait seule à essayer de faire ce petit naviglo qui va sur l’eau…quand enfin l’ogre mît la main à la patte…
Le soleil leurs tapaient sur le corps et la tête, Jessy avait renforcé un peu le fond du naviglo car même si elle était légère, l’ogre lui était gros et gras et aurait vite fait de détruire le naviglo et de les faire couler avant même d’avoir mis le pied dedans…
-Bon on l’essaie ton putain de Naviglo pour que je puisse rentrer chez moi et m’occuper de tes fesses
-Ecoute gros porc, il est quasi fini mon naviglo et si tu veux monter dessus pour rejoindre ton village tu as intérêt à fermer ta sale bouche puante au risque de voir le naviglo partir sans toi !
Après cette altercation, la construction était opérationnelle, ils montèrent dedans pour rejoindre leurs lieux de vie et reprendre libre cours à leurs activités… Jessy de satisfaire les hommes et l’ogre de se payer Jessy en écoutant les astres et leurs volonté de faire de leurs corps ce qu'il veulent.
Voir le spoiler :
Bon désolé c'est nul mais j'ai fais du mieux possible, pas facile de se mettre dans la peau d'une prostituée
-Pas le droit d'utiliser "un", "une", "le" et "la" (c'est la plus dure de toutes, bonne chance ^^)
TARTE SALVATRICE POUR FILS DEBILE
« Ce sable m'envahit jusque dans chaque interstice de ma peau! Normal que je ne puisse rien créer depuis tout ce temps! Ahh si seulement tu étais déjà morte! J'aurai assez d'argent pour partir m'installer ailleurs! »
Odhôr fit semblant de claquer sa porte de chambre en maniant ce qui servait de rideau dans leur tente où il vivait avec sa mère depuis trente ans.
Sa mère, imperturbable, continuait à barater du beurre pour ce qui devait être leur dîner. Depuis tout ce temps, elle avait appris à ne plus réagir aux sautes d'humeur de son fils, si blessantes soient elles. Elle savait que son fils, quoiqu'il dise, resterait toujours accroché à ses jupes tel un vampire à sa proie. Il prenait plaisir à jouer avec elle en lui faisant miroiter ce que son talent pouvait lui amener comme bénéfice. Mais même au fin fond du désert, la méchanceté et la bêtise de Odhôr était connu de tous, ce qui n'aidait pas leurs affaires.
Yamina ayant fini son beurre, plaça cette bouillie dans une tourte et commença à découper en fines lamelles des morceaux de pulpe de baobab, seul arbre qui poussait par ici et qui offrait une base si précieuse à leur alimentation.
Tout en faisant cette préparation, Yamina se souvint lorsque Odhôr avait pointé son petit nez au bout de neuf mois. Il frémissait déjà, cherchant à absorber toutes les odeurs nouvelles qui l'entouraient. A deux ans, il passait son temps non pas à tout mettre à sa bouche mais à renifler tout ce qu'il trouvait. Son attitude, quelque peu bizarre alerta sa mère et elle alla jusqu'à parcourir tout ce désert pour aller voir sa plus vieille soeur, alors agée de 93 ans. Tous consultaient cette bigleuse pour connaître leur avenir. Si ces yeux tournoyants paraissaient fous, sa voix semblait claire à tous. Elle prédit ceci à Yamina:
« Ton fils ne saura utiliser son nez que pour renifler et se délecter des immondices de ce monde, sa bêtise et sa cruauté égaleront ta honte. »
Yamina était ressortie de cette visite encore plus affolée et fit toujours tout pour que son fils puisse développer ses talents de nez en vu de grandes réalisations.
Mon fils sera parfumeur, il embaumera la terre entière d'effluves merveilleuses. Cette phrase, Yamina se l'était répétée maintes et maintes fois, espèrant que son fils adopterait des attitudes dignes d'un roi.
Au lieu de cela, il préférait se freiner lui même, trouvant des excuses à chaque proposition qui lui était faite et ridiculisant même toute personne lui offrant de l'aide. Yamina n'avait eu que ce fils, les suites de couche l'empéchant de mener toute nouvelle grossesse, son mari l'avait banni.
Pour ses quinze ans, Odhôr avait effleurer cette saugrenue idée de devenir astrologue. Lui qui n'avait jamais levé les yeux plus haut que son nombril voulait ressentir ce qui l'entourait au delà même des nuages.
Yamina ne comprit jamais pourquoi ce désir était arrivé mais rien que ce souvenir lui fit confondre l'écorce du baobab à son doigt cornu par toutes ces années de labeur. Son sang gicla en quelques gouttes sur sa préparation. Yamina fulmina intérieurement tel un dragon, il ne fallait pas que cette recette ne prenne pas. Surtout pas! Elle avait passé presque quinze ans à construire ce projet. Cette fabuleuse tarte.
Lorsqu'elle avait compris que son fils resterait toujours aussi fourbe et mesquin, et qu'il entâcherait à jamais le peu d'honneur que sa famille connaissait, cette idée de tarte avait émergé.
Elle lécha le bout de son doigt avant d'y appliquer deux bandes de tissus bien serrées pour continuer cet ultilme travail. Odhôr avait toujours eu ce gôut invétéré pour cette tarte à base de baobab et de graines de sésame. Aussi Yamina au fur et à mesure des années, accusant l'accumulation de toutes ces méchancetés dirigées principalement contre elle, avait cherché comment méprendre son nez.
Son fils avait toujours déjouè ses plans, mettant son nez dans tout ce qu'elle entreprenait.
Elle avait fait tous les marchés,les foires, les rassemblements mêmes douteux pour trouver ce fameux ingrédient qui saurait détroner ce nez de toutes ses envies. Si elle n'avait aucun courage pour attenter aux jours de son fils, elle avait imaginé pouvoir rendre ridiculement petit son pseudo don et l'anéantir ainsi de l'intérieur.
Sa méchanceté est telle que je préfère qu'il soit empreint de tristesse voire même de folie!
Cette phrase tonitruait dans chaque cavité du coeur de Yamina, battant de plus en plus fort les années passant. A l'aube de ses cinquante cinq ans, l'espoir s'amenuisant de mener à bien son projet, elle n'espèrait plus apparaître ce mend